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Transition pour devenir photographe pro

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Faire la transition pour devenir photographe professionnel

Comme je vous l’expliquais dans cet article, à ce jour la photo n’est pas mon métier. Enfin tout du moins, pas à plein temps. Mais suite à la lecture de quelques livres, j’ai décidé de tenter l’aventure et de suivre ma passion.

Étant donné que cette idée me trotte dans la tête depuis maintenant quelques mois, j’ai réfléchi à différentes possibilités. Parce que bon… mine de rien il va falloir payer les factures à la fin du mois.

Vous avez déjà un travail

Cumuler votre travail et l’auto-entrepreneuriat 

Si vous avez déjà un travail, vous allez pouvoir faire la transition tout en douceur. Mais attention, le fait d’avoir ce plan de “secours” peut aussi s’avérer être un très gros piège et ça a été mon cas. Déjà, le fait de travailler à plein temps et de lancer son activité demande beaucoup de temps, d’énergie, de motivation et d’investissement. Comme partout vous me direz. Certe, mais dans ce cas si l’on cumule le temps investit dans votre travail et celui dans votre nouvelle activité, il n’en restera plus beaucoup pour votre famille et vos amis.

La situation idéale mais qui dépend de vos possibilité est de travailler à mi-temps, ce qui vous permet un revenu stable tout en ayant du temps pour votre activité sans pour autant sacrifier votre vie de famille/couple.

Une fois cela dit, pour lancer votre activité, rien de plus simple. En effet, vous pourrez créer votre statut de micro-entrepreneur de façon complémentaire et ainsi cumuler votre travail et votre nouvelle “entreprise”.
Cependant, il y a quelques règles à respecter. Renseignez-vous auprès de votre employeur 😉

Prendre une année sabbatique

Si vous souhaitez avoir tout le temps possible pour monter votre entreprise vous avez la possibilité de prendre un congé sabbatique si votre employeur vous le permet. Ainsi si au bout du compte votre activité de marche pas, vous aurez toujours la possibilité de reprendre votre poste. Afin d’en bénéficier, vous devez cumuler au moins 36 mois d’ancienneté et 6 années sans avoir bénéficié d’un congé pour formation ou création d’entreprise.Pour plus d’informations, je vous invite à suivre ce lien

Le congé création d’entreprise

Vous pouvez le demander si vous êtes salarié depuis au moins 24 mois dans votre entreprise actuelle. Le salarié peut, sous certaines conditions, prendre un congé pour créer son entreprise ou en reprendre une. Dans ce dernier cas, vous devez faire partie de ses dirigeants. Votre contrat de travail est maintenu (mais votre employeur n’est pas tenu de vous rémunérer), c’est un congé de longue durée. Sa durée 1 an maximum, avec prolongation possible d’un an au plus. A la fin, vous pouvez soit réintégrer votre entreprise soit rompre votre contrat pour rester à votre compte. Sachez que vous pouvez aussi bénéficier de ce dispositif à temps partiel.

Vous n’avez pas de travail et touchez le chômage

Si vous êtes au chômage, deux possibilités s’offrent à vous. La première est de cumuler vos allocations d’aide au Retour à l’Emploi et le statut micro-entreprise durant la durée de vos droits. Il vous suffira d’indiquer chaque mois votre chiffre d’affaire et un calcul de vos aides sera fait en fonction.

La seconde option permet toujours de cumuler les deux mais cette fois-ci, vous avez la possibilité de demander 2 versements sous forme de capital équivalent à 50% de vos droits.

Illustration transition photographe pro

Vous êtes étudiant

C’était mon cas lorsque je me suis lancé dans l’auto-entrepreneuriat. Dans un premier temps c’était plus pour avoir l’occasion de faire des missions par-ci par-là et les facturer. Au final, je n’y ai pas accordé assez de temps. Résultat, aujourd’hui je n’ai plus le droit à l’ACCRE (aide qui permet de ne payer que 5% des cotisations sociales les premières années à la place des 22%) et en plus mon activité n’est pas beaucoup plus avancé qu’il n’y a 3 ans. Donc si jamais vous vous lancez là alors que vous êtes encore étudiant, soyez sûr de ce que certain d’avoir suffisamment de temps pour vous y consacrer et ayez au moins 1 client.

Comme je l’expliquerai plus tard, le statut d’auto-entrepreneur s’obtient en à peine 1h, donc pas de précipitation dans votre décision. Et si jamais vous trouvez un client, vous pourrez lui faire une devis moins d’une heure 1h après avec un magnifique numéro SIRET.

Le mot de la fin

N’oubliez pas que la création d’une micro-entreprise demande beaucoup d’investissement personnel. À cela s’ajoutent différents frais (matériel, assurance, mutuelle…). Et pour terminer, quelque chose que beaucoup oublient, c’est qu’être indépendant, ce n’est pas qu’être photographe mais aussi comptable, responsable marketing, community manager, chef de projet… Et toutes ces tâches vous prendront bien plus de temps que la photographie et la retouche.

Autre information, vous ne cotisez pas pour le chômage en étant indépendant et ce, quelque soit les montants perçus.

Et voilà que s’achève le premier article qui annonce une longue série sur ce qu’est être photographe indépendant. Je vous recommande de bien vous renseignez avant de vous lancez, non pas que c’est un choix définitif mais que le lancement d’une entreprise vous prendra beaucoup de temps et que ce loin d’être simple.

Sur ce, bon courage et à bientôt pour un nouvel article.

 

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